Nostalgie de la puissance d'un côté / Nostalgie de la liberté de l'autre...

Beaucoup de peuples sur cette terre vivent dans la nostalgie de leur gloire passée, de leur puissant empire perdu... Ces peuples généralement vantent les mérites de la pacification du territoire qu'ils avaient conquis et de la civilisation dont le monde aurait bénéficié grâce à eux. Par certains côtés les beaux restes qui subsistent de cette expansion pourraient nous faire admirer le passé des conquérants... Mais il ne faut surtout pas oublier : 1. Un peuple conquis est toujours un peuple soumis. 2.Un peuple soumis est humilié en permanence directement et indirectement. 3. A cette humiliation s'ajoute la persécution quand ce peuple refuse d'être humilié. 4. Si la persécution ne suffit pas à écraser l'énergie de ce peuple, elle peut se poursuivre en génocide...
La nostalgie de la liberté disparue est d'un autre ordre...
Ce blog veut témoigner pour Chypre. Il se composera d'articles glanés ci et là sur le web soit en français soit que j'aurais traduits et particulièrement de traductions du merveilleux Blog, si passionné et si riche de NOCTOC. qui m'a permis de transcrire ses textes . Puissent les lecteurs francophones en prendre connaissance !
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Interview de Ioannis A. Eliades du Musée Byzantin de Nicosie






Ioannis A. Eliades : « Beaucoup de vols, de subtilisations illégales d’œuvres d’art ont donné à l’Eglise de Chypre l’idée de faire circuler, dans les grandes villes, des avis demandant à ce que toutes les icones importantes soient récoltées pour être ensuite toute regroupées dans un Musée. Hélas, cela n’a pas été possible durant la période anglaise (première et seconde guerre mondiale, et puis la guerre de libération de Chypre). Avec l’archevêque, Mgr Macario, l’idée refait surface en 1960 avec la restauration des icones. En 1973 un grand atelier de restauration est créé, prêt à accueillir un grand nombre d’icones pour la formation du Musée. Mais la guerre en 1974, et l’invasion turque qui dure encore, a tout bloqué. Le Musée ne verra le jour qu’en 1982, soit 5 ans après la mort de l’archevêque. A la Fondation Archevêque Macario ont trouve également une grande bibliothèque, une galerie d’art moderne contemporain et un centre d’éditions. Mais la grande ambition du Musée est de pouvoir donner un abri au plus grand nombre possible d’œuvres dont le nord de Chypre s’est emparé ».

– 550 est le nombre d’églises du nord détruites ou abandonnées, transformées pour divers usages. Et l’on estime à plus de 20.000 le nombre de pièces volées. Un énorme patrimoine que le trafic illégal a disséminé partout dans le monde...

Ioannis A. Eliades : « Dernièrement on a retrouvé deux grandes icones de Trichome dans les mains d’un trafiquant russe qui les tenaient en Suisse à Zurich. Un procès est d’ailleurs en cours pour pouvoir les rapatrier ».

– Publications, catalogues, expositions … le Musée est engagé dans une fine opération d’étude et de recherches pour retrouver les œuvres disparues.

Ioannis A. Eliades : « C’est pourquoi notre Musée a eu l’idée d’organiser des expositions à l’étranger. Nous avons déjà participé aux deux éditions du meeting de Rimini, en 2008 et 2009. La première année nous avons présenté la destruction des Eglises de Chypre, montré leur état de conservation, demandant de pouvoir faire quelque chose. Alors qu’en 2009 nous avons illustré le cas d’œuvres se trouvant en Allemagne (« Otages en Allemagne »). On a retrouvé dans les appartements d’un trafiquant turc en Allemagne plus de 300 œuvres provenant de Chypre. Placées sous séquestre depuis plus de 11 ans, elles sont encore en Allemagne. Nous demandons à ce que les toutes les œuvres puissent de nouveau être ensemble ».


Ioannis Eliades nous raconte la triste histoire d’églises comme celle de saint Barnabé transformée en Musée (mais d’icones il n’y en a plus) et que les moines ont été obligés de quitter. On perçoit encore chez lui une grande émotion quand il repense à la restauration de ces fresques retrouvées en Allemagne après tant d’efforts.

Ioannis A. Eliades : « L’Eglise de Chypre a payé une somme pour chercher à savoir où se trouvaient les appartements du trafiquant turc. Puis il y a eu la mise en vente, entre septembre et octobre 1997, et ces fresques ont été récupérées. Quand ces trois fresques que vous voyez là ont retrouvé leur place sur le mur, nous étions très émus. Nous avons l’espoir que cette même opération puisse un jour se faire dans l’église d’origine »

Mais en réalité la valeur de ces œuvres, qui n’en restent pas moins précieuses, va bien au-delà de leur qualité artistique. En les sauvant et en les reconstituant c’est la forte identité chrétienne du peuple chypriote, lié à sa terre et sa foi, qui est sauvée et reconstruite. Cette foi même qui habitait toutes ces personnes contraintes à quitter leurs maisons dans les années 70 et qui ont réussi à sauver quelques unes des icones les plus prisées, jetant au milieu de leurs quelques effets personnels emportés à la hâte, ce qu’elles avaient de plus précieux à sauver. Ce fut le cas de cette icône…

Ioannis A. Eliades : « Cette icône est un exemple du patrimoine perdu du nord de Chypre. Elle provient de l’Eglise de Panakia Avracida. Les turcs l’ont abattue 15 ans après la guerre en 1989. Probablement après avoir arraché les fresques qui se trouvaient à l’intérieur de l’église, construite au XVIème siècle. Ils ont abattu l’église et ont laissé les cellules du monastère qui l’entouraient, ceci pour faire comprendre que leur seul but était de détruire l’Eglise, rien d’autre. Et cette icône-ci est l’unique témoignage, l’unique objet qu’il nous reste de cette église. Elle a été sauvée par des réfugiés, en 74, et a été rapportée ici à l’archevêché ».


– Une cinquantaine d’églises environ se trouvent à l’intérieur de camps militaires non accessibles, nous explique Ioannis, et celles que l’on a pu visiter sont en piteux état. Le directeur du Musée byzantin de Nicosie espère en des conditions de sécurité qui permettront aux réfugiés de rentrer chez eux et aux églises d’être restaurées. « Aidez-nous à faire quelque chose, nous dit dit-il avec force, autrement il ne restera bientôt plus rien de cet immense patrimoine ». Son cri est également un appel pressant au Pape.

Ioannis A. Eliades : « Nous demandons au pape de faire ce qu’il peut pour ce patrimoine culturel du nord, qui s’écroule jour après jour. Par l’intermédiaire du président de Chypre, mort l’année dernière, nous avons présenté au pape un album de photos des églises occupées, de leur état, afin qu’il puisse apporter son aide, faire quelque chose. Cette aide au Pape, Chrysostome II l’a sollicitée lui aussi lors de sa visite officielle en 2007. Cette année, nous avons bon espoir que la visite de Benoit XVI fasse progresser les choses, que nous puissions obtenir la permission de restaurer nos églises, car il ne nous est même pas autorisé de restaurer nos églises avec nos propres fonds ».

(extrait de http://www.h2onews.org/index.php?option=com_content&view=article&id=224445169)
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Les maronites de Chypre, un trésor menacé de disparition





extrait du site :




Jeunes maronites en tenue traditionnelle.

Jeunes maronites en tenue traditionnelle.

Par Fady NOUN | 07/06/2010

Assises aux premières rangées de la cour de l'école maronite primaire de Nicosie, couverte de rangées de chaises blanches, une cour toute nue, sans arbres et sans préau, une quinzaine de vieilles paysannes maronites assistent samedi à la rencontre du pape Benoît XVI avec les communautés catholiques de Chypre. Elles sont habituées au soleil et viennent de villages aux noms chantants : Aya Marina, Courmagiti, Assomatos ou Carpasha. Des villages dont elles ont été chassées en 1974, il y a 35 ans, au moment de l'invasion de l'île par l'armée turque.

C'est le pape lui-même qui a demandé qu'elles soient assises en bonne place. La cérémonie leur est en grande partie destinée. Les catholiques de Chypre, aujourd'hui, ce sont d'abord elles. Certes, il existe aussi dans l'île une communauté latine liée à la Custodie de Terre sainte et composée en majorité d'expatriés et de travailleurs étrangers. Mais des deux minorités dans ce pays largement orthodoxe, la plus fragile, la plus menacée, celle qui a vraiment besoin d'être secourue, c'est la communauté maronite, au nombre de quelques milliers de personnes.
La sollicitude portée à la petite communauté maronite de Chypre rappelle irrésistiblement celle que Jean-Paul II a manifestée à l'égard du Liban. On a l'impression qu'à travers eux, l'Église universelle veut sauver un modèle menacé de disparition. Car il existe un risque réel de voir disparaître les maronites de Chypre. Chassés de leurs villages, les familles ont réagi différemment au drame. Dans les villages mêmes, le temps s'est arrêté. Quelques anciens sont restés, farouches, mais d'un autre âge. Certaines des familles qui ont fui languissent après leurs terres, leurs maisons et leurs églises. La jeune génération, elle, s'est adaptée à ce malheur et a commencé à regarder ailleurs.
Selon le député Antonis Hagi Russos, représentant au Parlement de la communauté maronite de Chypre, 80 % des mariages de jeunes maronites sont désormais des mariages « mixtes », de sorte qu'à la prochaine génération, ces personnes se seront assimilées à la population chypriote-grecque, ou contaminées par le sécularisme ambiant, perdant ainsi tout sentiment d'identité maronite. Le député a offert au pape un plat en argent sur lequel sont incrustés les noms des villages maronites en zone turque, et dans lequel il exprime le désir de la population « de renouer avec ses racines ».
Le pape a cru pouvoir promettre du concret aux Chypriotes maronites qui l'ont acclamé samedi. « Je connais vos désirs et vos souffrances, leur a-t-il dit. J'espère qu'avec l'assistance des instances concernées une vie meilleure vous sera assurée rapidement. » D'où vient pareille assurance, nul ne saurait le dire.
Certes, grâce à l'énergique action de Mgr Boutros Gemayel, son évêque aujourd'hui remplacé pour avoir atteint la limite d'âge, la communauté maronite semble s'être redressée. D'intensives démarches diplomatiques ont conduit les autorités turques à assouplir les conditions d'accès des villageois à leurs terrains, de sorte que, dans trois de ces derniers, des messes sont à nouveau célébrées le dimanche. Par ailleurs, quelques vieux restés sur place ont pu à nouveau exploiter leurs terrains et les récoltes d'olive sont assurées. Pas pour Aya Marina, interrompent les personnes concernées. Ce village, en effet, est considéré comme zone militaire, et toutes ses maisons sont occupées par l'armée turque.
Toutefois, ce redressement, pour salutaire qu'il ait été, doit se poursuivre, pour devenir irréversible. Cette tâche revient désormais à Mgr Youssef Soueif, successeur de Mgr Gemayel, omniprésent lors des cérémonies d'accueil du pape. « À défaut de revenir au village, c'est le village qu'il faut faire parvenir aux jeunes », assure Maria Koikkonnou, une maronite de Chypre engagée dans les préparatifs de la visite.
En d'autres termes, la jeune génération doit être reconquise aux valeurs du village, c'est-à-dire évangélisée à nouveau. D'où peut-être l'importance cruciale que le pape a donnée, lors de sa visite, aux prêtres, éducateurs chrétiens et personnes consacrées. Dans l'homélie prononcée lors de la messe dans la chapelle de la Sainte-Croix, il les a exhortés à rester fidèles à la Croix du Christ, à être des modèles de constance face aux adversités, même si cela signifie, dans certains cas, donner leur vie. « Imaginez ce que serait le monde sans la Croix ? » leur a-t-il lancé. La question, en effet, a de quoi faire trembler.
Dans la cour chauffée à blanc de l'école primaire maronite, après les discours échangés et les présents, des tableaux de la vie de village, merveilleusement dansés et chantés, ont, par leur créativité et leur sincérité, fait oublier le soleil.
Saint Maron, l'ermite du IVe siècle devenu père d'une communauté humaine de quelque 7 millions de personnes répandues de par le monde, a construit sa première église sur le site d'un temple païen. Telle est bien, semble-t-il, la destinée de la communauté maronite : substituer progressivement la lumière de l'Évangile aux ténèbres de la superstition, même quand cette lumière est tamisée et nous vient sous l'apparence de la plus humaine, de la plus simple des joies. 
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Les minorités chrétiennes à Chypre

Extrait du site du Patriarcat latin de Jérusalemhttp://www.lpj.org/

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La Constitution de 1960 reconnaît que Chypre est formée des deux ethnies grecque et turque. Trois minorités sont également reconnues : les Maronites, les Arméniens et les Latins (catholiques latins). Au moment de l'indépendance, ces trois groupes minoritaires ont été invités à choisir auquel des deux groupes ethniques ils souhaitaient appartenir ; les trois ont choisi le grec. Maronites, Arméniens et Latins ont le droit d'élire un représentant au Parlement. Ce représentant n'a pas le droit à la parole, si ce n'est en commission ou lorsqu'il y est invité.
1. Les Maronites
Les Maronites ont débarqué à Chypre aux VIIème et VIIIème siècles. Dans le passé, ils formaient une part importante de la population de l'île, comptant jusqu'à soixante villages, avec leur église et leurs institutions. Puis leur nombre a diminué peu à peu, jusqu'à n'atteindre guère plus de cinq mille personnes.
À l'heure actuelle, Chypre ne compte plus que quatre villages maronites, situés dans le nord-ouest et en partie occupés par les Turcs : Kormakiti, Assomatos, Karpasha Ayía et Marina.
Au cours de l'invasion de 1974, la plupart des Maronites, en particulier les jeunes, ont fui leurs villages et se sont installés dans le sud de l'île où ils ont peu à peu refait leur vie. Ne sont restés dans les villages que les plus âgés, à l'exception d'Agia Marina qui a été complètement abandonné. Jusqu'à la division de l'île, ceux qui s'étaient installés dans le sud ont eu la permission de retourner dans leurs villages, les Turcs les considérant comme une communauté à part. Aujourd'hui, le passage est beaucoup plus facile pour tout le monde.
Depuis 1988, Chypre des Maronite est un diocèse appartenant au Patriarcat maronite du Liban. S.E. Mgr Joseph Soueif est l'archevêque maronite actuel de Chypre. Né en 1962, il a été élu archevêque de Chypre des Maronites le 29 octobre 2008, et consacré le 6 décembre suivant. Il a succédé à Mgr Boutros Gemayel.
Les paroisses maronites sont actuellement au nombre de huit : trois dans le nord, trois à Nicosie, une à Larnaca et une à Limassol. Elles sont desservies par cinq prêtres diocésains (quatre Chypriotes et un Libanais) et trois moines Antonins (deux Chypriotes et un Libanais). Ces derniers ont leur monastère à Kotsatis, village situé à environ 15 km de Nicosie où vivent de nombreux Maronites ; ils ont aussi la charge de la paroisse locale. Trois moniales Antonines libanaises sont au service de l'archevêque. Elles vivent dans un couvent qui vient d'être construit.
A Chypre, la liturgie maronite est célébrée en arabe et en araméen, mais aujourd'hui de nombreuses parties sont traduites en grec.
2. Les Arméniens orthodoxes
Les Arméniens ont vécu à Chypre pendant des siècles. Ceux qui y vivent actuellement sont venus de l'Arménie et de la Turquie après le génocide de 1915-1923. Ils sont environ deux mille et vivent principalement à Nicosie, Larnaca et Limassol.
Avec l'occupation turque de l'île, ils ont perdu à Nicosie l'église, le couvent, l'école et les maisons situées derrière l'église de la Sainte-Croix. Ils avaient aussi un monastère sur les pentes de la montagne Pentadattilo, dans le nord de l'archipel du même nom. Il y a deux ans environ, les Turcs ont voulu en faire un hôtel ou un établissement du même genre. Il a fallu de nombreuses protestations et jusqu'à l'intervention du Saint-Siège pour que les travaux soient suspendus.
Actuellement, les Arméniens orthodoxes possèdent trois églises et trois écoles à Nicosie. Depuis 1997, un évêque arménien vit à Nicosie : Mgr Varoujan Hergelian, vicaire du Catholicossat de Chypre pour la Cilicie, avec siège à Beyrouth. Avant lui, un prêtre était le vicaire général.
À Nicosie, les Arméniens possédaient l'école Melkonian, célèbre non seulement à Chypre et au Moyen-Orient, mais aussi aux Etats-Unis. Cet établissement, financé par les deux frères Melkonian, a été construit en 1924-1926. En 2005, l'UGAB (Union Générale Arménienne de Bienfaisance), dont dépend l'école, a décidé de la fermer, vraisemblablement pour estimer le terrain qui, se trouvant au centre de Nicosie, a une très grande valeur. En presque quatre-vingt ans, plus de 1500 jeunes Arméniens ont été diplômés de l'école Melkonian.
Le représentant des Arméniens au Parlement est M. Vartkes Mahdessian, Chypriote arménien.
3. Les Latins
Les catholiques latins ont une longue histoire à Chypre. Elle commence avec l'occupation de l'île par les Templiers à la fin du Xe siècle, se poursuit avec l'établissement du Royaume de Lusignan (1191-1489) puis la domination vénitienne (à partir de 1489). La présence latine se termine brutalement avec l'invasion ottomane de l'île en 1571. Les Turcs n'autorisèrent à rester sur l'île que les orthodoxes et les maronites. Par conséquent, tous les religieux et religieuses latins furent forcés d'abandonner leurs monastères et leurs églises, qui furent soit convertis en mosquées, soit occupés par les orthodoxes. De nombreux fidèles latins quittèrent l'île. Parmi ceux qui restèrent, beaucoup devinrent orthodoxes et même musulmans, en raison des pressions et difficultés en tous genres.
En 1593, les Franciscains de Terre Sainte obtinrent du sultan d'Istanbul le droit de retourner à Chypre. Ils s'installèrent dans l'île après le passage de saint François, lorsque celui-ci alla rencontrer le sultan d'Egypte (1219). La tradition veut que le saint ait laissé deux ou trois frères sur l'île. Ce qui est certain, c'est que les Franciscains vivaient à Chypre à la fin du XIIIe siècle. Pendant des siècles, Chypre a été pour les Frères de la Custodie de Terre Sainte un lieu de refuge.
Les Latins natifs de Chypre sont peu, et leur nombre est en baisse continuelle, principalement en raison des mariages mixtes. Mais vers la fin du XXe siècle, l'Église latine, a été enrichie de nouveaux fidèles en provenance de l'Asie : Philippins, Sri lankais, Indiens, etc. Il s'agit surtout de femmes, qui travaillent dans les familles chypriotes, auprès des ambassades ou à l'ONU. S'y ajoutent de nombreux étudiants en provenance d'Asie, et plus récemment d'Afrique, en particulier du Nigeria et du Cameroun.
Le tourisme, surtout européen et moyen-oriental, est en plein essor dans île. Naturellement, les établissements et sites touristiques se trouvent le long de la côte sud. Les paroisses de Limassol, Paphos et Larnaca sont directement concernées par le phénomène. Chypre reçoit entre 2.5 et 3 millions de touristes chaque année.
Il est difficile de déterminer le nombre exact des fidèles latins de Chypre. Essayons de donner ici quelques chiffres :
1. Les Chypriotes autochtones latins sont au nombre de 350, semble-t-il.
2. D'après les listes électorales, les Latins pouvant voter sont au nombre de 600. Il y a donc des Chypriotes autochtones qui ont acquis la citoyenneté du pays. Selon les calculs officiels, aux 600 électeurs latins, il faut ajouter au moins 300 ou 400 membres de leur famille. On atteint le chiffre d'un millier de personnes environ.
3. A cela il faut ajouter un groupe important – sans doute 2000 personnes – de techniciens, professeurs et hommes d'affaires occidentaux installés à Chypre pour quelques années.
4. Beaucoup de retraités, en provenance de Grande-Bretagne généralement, vivent en permanence à Chypre. Ils sont installés principalement le long de la côte à Paphos, Limassol, Larnaca, mais aussi dans le nord, à Kyrenia. La majorité appartient à la Communion anglicane, mais il y a aussi beaucoup de catholiques parmi eux. Il est difficile de proposer un chiffre.
5. Il y a enfin les travailleurs étrangers. Ceux-ci viennent principalement des Philippines, du Sri Lanka et de l'Inde. Les Philippins, au nombre de 7000 environ, sont presque tous catholiques. Les Sri lankais sont généralement bouddhistes, mais Chypre étant un pays chrétien, de nombreux catholiques arrivent de cette autre île. Ils sont environ 1500. La communauté catholique indienne n'est pas très grande : peut-être 200 ou 300 personnes. Ceux-ci viennent principalement du sud de l'Inde, région où les catholiques sont nombreux. Le nombre de clandestins ne peut être évalué. Dernièrement, de nombreux Africains en provenance du Cameroun, du Nigeria et du Congo ont commencé à arriver à Chypre. Beaucoup d'entre eux sont catholiques, mais il n'est pas encore possible de savoir leur nombre exact. En conclusion, on peut dire que le nombre de travailleurs étrangers catholiques est de 9000 ou 10000 personnes, peut-être plus.
La communauté latine dispose d'un représentant au Parlement. De 1960 à 1976, il s'agissait de John Pietroni ; de 1976 à 1991, de Félix de Cirilli Nores ; depuis 1991, c'est Benito Mantovani.
Fra Umberto Barato, o.f.m.
Vicaire patriarcal à Chypre
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