Nostalgie de la puissance d'un côté / Nostalgie de la liberté de l'autre...

Beaucoup de peuples sur cette terre vivent dans la nostalgie de leur gloire passée, de leur puissant empire perdu... Ces peuples généralement vantent les mérites de la pacification du territoire qu'ils avaient conquis et de la civilisation dont le monde aurait bénéficié grâce à eux. Par certains côtés les beaux restes qui subsistent de cette expansion pourraient nous faire admirer le passé des conquérants... Mais il ne faut surtout pas oublier : 1. Un peuple conquis est toujours un peuple soumis. 2.Un peuple soumis est humilié en permanence directement et indirectement. 3. A cette humiliation s'ajoute la persécution quand ce peuple refuse d'être humilié. 4. Si la persécution ne suffit pas à écraser l'énergie de ce peuple, elle peut se poursuivre en génocide...
La nostalgie de la liberté disparue est d'un autre ordre...
Ce blog veut témoigner pour Chypre. Il se composera d'articles glanés ci et là sur le web soit en français soit que j'aurais traduits et particulièrement de traductions du merveilleux Blog, si passionné et si riche de NOCTOC. qui m'a permis de transcrire ses textes . Puissent les lecteurs francophones en prendre connaissance !
____________________________________________

Le ZEMPEKIKOS chypriote

Read More!

NEWS

Pourparlers d'adhésion de la Turquie à l'UE : Chypre menace
Le Point
Huit chapitres sont déjà gelés depuis 2006 en raison de ce différend douanier avec 
Chypre, membre de l'UE depuis 2004 et que la Turquie ne reconnaît pas. ...


Lavrov attendu la semaine prochaine à Chypre et en Bosnie ...
RIA Novosti
Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov effectuera la semaine prochaine des visites à 
Chypre et en Bosnie-Herzégovine, a annoncé jeudi lors d'un point ...
Read More!

NEWS

Nouveau centre de contrôle aérien en République de Chypre Turque ...
par Ramazan 
Le ministre turc des transports Binali Yıldırım a participé à l'inauguration du premier centre de contrôle aérien en République de Chypre turque.
Read More!

St. Jean Lampadistis le Thaumaturge de Chypre

St. Jean Lampadistis



Icône de St Jean Lampadistis

L’histoire de St. Jean est une triste histoire très particulière. Ce que nous savons de lui vient d'un manuscrit aujourd'hui perdu de 1640 écrit par un prêtre nommé Savvas du village d'Agios Theodoros Agrou. Le travail a été copié par Kirililos moine de Stavrovouni monastère en 1903. Le manuscrit comprend la vie de Lampadistis et la prière dite dans l'église le jour de sa fête, le 4 Octobre. Il a été publié pour la première fois en 2003 par l'évêché de Morphou dans la juridiction duquel se trouve le monastère Lampadistis et est utilisé ici en tant que source historique principale, avec le témoignage du prêtre de Kalopanayiotis Père Andreas.

Jean a pris son nom sanctifié de Lampadis de son lieu de naissance, un village aujourd'hui disparu quelque part entre les stations de montagne de Galata et Kakopetria. Il était le dernier rejeton de Papa-Kyriakos, le prêtre du village, et de sa femme Anna qui vivaient au temps de l'archevêque Nicéphore. Quand Jean est enfant, son père l'envoya apprendre à lire et à écrire par l'étude de l'Ecriture Sainte, et l'aptitude étonnante qu'il a montrée a été une première indication de ce que serait sa vraie vocation.

Quand il est devenu un jeune homme, ses parents ont décidé qu'il était temps de lui trouver une gentille fille d'un village voisin pour s'installer avec elle. Peu de choses sont connues à propos de la fiancée de Jean, mais ses futurs beaux-parents se révélèrent être un mauvais lot !

Pour des raisons non enregistrées dans le manuscrit, ils ont servi au jeune fiancé du poisson empoisonné, lui faisant perdre la vue. Ils ont ensuite envoyé un message à son père lui demandant de venir reprendre son fils parce qu'il n'était plus un futur marié convenable. On peut aisément comprendre la douleur et la souffrance de ces pauvres villageois en voyant leur fils si brillant dans un si piètre état. Mais Jean ne semblait pas partager leur douleur. Sa cécité physique avait ouvert toute grande sa vision spirituelle et il passait ses journées dans la prière. Il donnait même la plus grande partie de la nourriture fournie par ses parents aux pauvres, en gardant à peine de quoi se nourrir.

[*** Dans une autre source, en grec, St. Jean et sa fiancée sont décrits plus en détail. St. Jean (qui avait 18 ans à l'époque), qui avait subi des pressions pour se marier, mais qui était aussi attiré par le service du Christ ne savait pas quoi faire, il se mit alors à genoux et pria pour être éclairé par Dieu. C’est alors qu’il entendit une voix lui disant: «Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n'est pas digne de moi. Et celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n'est pas digne de moi. " (Matthieu 10:37-38) Il s'empressa de partager son désir de vivre dans la virginité avec la jeune fille avec qui il était engagé. Elle, cependant, ne voulait pas d'une telle vie, c’est ainsi que leur engagement a été rompu.

Cela a irrité les parents de la jeune fille, et ils se sont tournés vers le satanisme, empoisonnant St Jean, qui en perdit la vue. (http://www.pigizois.net/kiprioi_agioi/ioannis_o_lampadistis.htm)

Il a vécu ainsi pendant douze ans, jusqu'au jour où il a vu sa fin prochaine et il a appelé son aide ménager, également nommé Jean. Il a dit à Jean qu'il allait rendre son âme au Seigneur le lendemain à midi, et a demandé une grappe de raisin de la nouvelle récolte de son père. L’aide se trouvait dans une position difficile. Il était impensable pour quiconque de couper même un grain de raisin de la vigne avant que Papa-Kyriakos ait été là pour le bénir. Mais Jean a insisté, disant à son homonyme de ne rien craindre. Celui-ci a cédé et a apporté une grappe de raisins frais succulents à Jean, qui a dit une prière et a commencé à manger.

Quand son père s’en est aperçu, il a été furieux de ce qu'il considérait comme de l’irrespect et a giflé son fils aveugle. Jean a rendu tranquillement la grappe et a dit au serviteur de la remettre où il l'avait prise. Le serviteur a obéi à nouveau et, à son grand étonnement, la grappe de raisin a rejoint la vigne à l'endroit exact où elle avait été coupée. (Depuis ce jour-là, les grappes de raisin ont une marque noueuse perceptible par laquelle on peut facilement les détacher de la branche pour les cueillir). Quand le serviteur revint lui faire part de ce miracle, Jean Lampadistis était mort .*

*La source grecque place cette histoire dans la jeunesse de St. Jean. St. Jean a cueilli les raisins pour montrer à son père la bénédiction divine de la récolte, mais son père pensait qu'il voulait les manger avant qu'ils aient été bénis le 6 août (la Transfiguration du Christ) et l’a puni et giflé injustement. St Jean a ensuite remis les raisins, qui ont miraculeusement rejoint la vigne. (http://www.pigizois.net/kiprioi_agioi/ioannis_o_lampadistis.htm)

Après que Jean a été enseveli, les gens ont vu une lumière rayonnant de sa tombe. Ils en ont informé son père, qui a rejeté le miracle considérant que c'était le produit de la lumière de bougies. Mais la nouvelle s’est propagée et les personnes qui étaient connues pour être possédées sont venues au village, disant qu'ils cherchaient le corps de Jean, afin de le prier pour leur guérison. Quand Papa-Kyriakos a vu que rien ne pourrait les en dissuader, il a accepté d'ouvrir la tombe de son fils. Ils ont constaté ses reliques, mais son cœur était conservé "comme une figue sèche". Les possédés ont bien été guéris et il a été alors décidé de déposer les restes de Jean dans l'église d'Agios Herakleidios à Kalopanayiotis.




Les églises
Le tout premier prélat de l'île, également de Lampadis, Saint Herakleidios a suivi les Apôtres Paul, Marc et Barnabé (ce dernier a été le fondateur de l'Église de Chypre) quand ils marchaient à travers les montagnes Troodos au cours de leur visite en 45. L'église a été construite au début du 10ième siècle pour commémorer le baptême de Saint Herakleidios en ce lieu, en plus d'une autre à Politiko, lieu de son martyre près de l'antique Tamassos.



L’icône de Herakleidios St. (et STS. Paul et Barnabé) du monastère du même nom, peint par les pères du monastère de Vatopaidi (extrait de: http://vatopaidi.files.wordpress.com/2009/09/agios- hrakleidios-nea-efestios-eikona-monis.jpg)

Les nombreux miracles valurent rapidement à Jean une réputation de saint. Un jour, comme Papa-Kynakos se tenait près de son fils dans l'église Saint Herakleidios, il entendit une voix lui disant de construire une église dédiée à Jean. Le prêtre n'a pas perdu de temps et, à la fin du 10e siècle l'église de St. John Lampadistis se dressa à côté de celle de Saint-Herakleidios. Les miracles attribués à saint Jean Lampadistis étaient si fréquents et si impressionnants, que les habitants de la région en vinrent rapidement à le considérer comme leur saint patron.

La troisième église sur le site a été ajoutée bien plus tard, au 14ème siècle. Contrairement aux deux autres, qui disposent chacune d'une iconostase unique, celui-ci n'en avait pas. Cela est dû au fait qu'elle n'a pas été construite comme une église orthodoxe, mais comme une chapelle latine par les dirigeants latino-francs de l'île dans leurs efforts d'occidentaliser le dogme religieux des Chypriotes. La chapelle fut ensuite dédiée à la Vierge Marie, avec une copie du 14ème siècle de sa célèbre icône qui se trouve au monastère de Kykko.


Père Andreas et Basil Barsky
Père Andreas a été une figure permanente monastère d'Agios Lampadastis durant les 45 dernières années. Selon lui, le dernier moine, Hariton, est mort en 1926, lui aura succédé un prêtre résident décédé en 1945. Après cela, le lieu est demeuré vide, bien que les deux paroisses de Kalopanayiotis y ont alterné la célébration d’offices de services religieux.

De plus amples informations sur l'histoire du monastère sont venus jusqu'à nous depuis le moine pèlerin et savant russe Basil Barsky, qui a visité l'île en 1735. M. Barsky a séjourné dans le monastère pendant trois jours, par curiosité religieuse comme il dit, mais aussi pour «la beauté du paysage». Le monastère comptait environ 12 moines, dont il faut noter qu'ils n’ont pas strictement suivi les règles monastiques en raison de "répétition d'actes violents commis par les Ottomans.

En effet, Barsky est la signature la plus célèbre que l’on trouve sur la niche de pierre contenant la relique sacrée du crâne de Lampadastis qui est conservé dans un reliquaire en forme de pyramide, recouvert d’or et d’argent et qui remonte à 1641. La collection d'autographes gravés ou écrits à la main autour de la châsse du saint est le témoignage signé de la renommée du monastère comme lieu de pèlerinage à travers les âges. La plupart des signatures appartiennent à des Grecs orthodoxes qui habitaient dans les temps anciens de la côte méridionale de l'Asie Mineure et qui faisaient des excursions religieuses à Chypre par bateau. Père Andreas a noté que les signatures ont été préservées dans le cadre du monument religieux, bien que de nos jours les pèlerins ne sont pas autorisés à imiter l'exemple de leurs prédécesseurs.



Iconostase du 16e siècle dans l'église de Saint-Jean Lampadistis 


Un même toit et de nombreuses icônes
Les trois églises ont été placées sous un toit de tuiles, dans le milieu du 18e siècle, selon le Père Andreas, et il n'y a pas de murs ou des cloisons séparant des autres l'une de l'autre. Les visiteurs entrent par l'église Saint-Herakleidios », qui est en forme de croix avec une coupole peinte, et tout simplement de marche à travers les deux autres.


Le reliquaire en argent contenant le saint et miraculeux Crâne de St. Jean Lampadistis



Une fois à l’intérieur, l'élément le plus impressionnant est sans doute l'image de Lampadistis jeune, rasé de près. Il est situé en face de l'entrée, d'une icône dorée datée de 1776. Il est représenté en taille réelle, tenant un rouleau dans sa main droite et une croix dans la main gauche entouré de prélats orthodoxes et d'autres saints. Une petite ouverture est laissée sur la précieuse riza (protection métallique en relief) pour que les pèlerins puissent embrasser l'icône. Une icône beaucoup plus petite et plus ancienne, de laquelle l’icône dorée est probablement la copie on peut la voir tout près. Juste à côté d’elle, appuyé contre une colonne de soutien, est la niche contenant le reliquaire doré avec le crâne du saint. Derrière la colonne, se trouve un ossuaire rectangulaire vertical à sommet pyramidal, qui rappelle beaucoup le reliquaire du crâne. Selon le père Andreas, c'est ce le tombeau de saint Jean Lampadistis, qui est resté fermé depuis sa découverte. "(Tiré de: http://www.chain.to/?t3=9338)


 
Icône du XIII° siècle de Saint Jean Lampadistis de Chypre, avec des scènes de sa vie


(version française de Maxime Le minime)
Read More!

NEWS


AFP
Le Premier ministre grec lie les relations greco-turques à la ...
AFP
M. Papandréou, qui achève une visite de deux jours à Chypre, a exhorté la Turquie à contribuer aux efforts de réunification de l'île. ..


NICOSIE, 20 oct 2009 (AFP) - Chypre: arrestation de 6 orthodoxes ...
La Croix
L'Eglise de Chypre, orthodoxe, qui accueille cette conférence, avait alors averti les manifestants qu'elle appellerait la police s'ils ne cessaient pas .

Un bâtiment français répandant un message de paix mouille devant ...
Portail des sous-marins
... de la marine nationale, armé d'une bibliothèque et d'un équipage international d'artistes et d'intellectuels, a mouillé lundi devant Limassol (Chypre). ...
Bruxelles tance Ankara sur la presse, joue l'apaisement sur Chypre ...
Nouvelles d'Arménie
Selon un haut fonctionnaire européen, les Européens veulent à présent "éviter de faire dérailler les négociations de paix à Chypre avec un rapport trop ...

   Read More!

Geronda MOINE JOSEPH Le Chypriote






Nous le connaissions comme un Geronda (père spirituel), simple, humble, avec une grande foi dans le Christ et la Toute Sainte (Vierge Marie). Il était de Rizokarpaso aujourd'hui occupée par les Turcs et est allé au Mont Athos, au moment où il a également été occupé par les Turcs. Il est décédé il y a douze ans à l'âge de cent six ans. Il est resté sur le mont Athos quatre-vingt-six ans. Il n'a quitté la Sainte Montagne qu'une ou deux fois, pour aller en pèlerinage à Jérusalem. Pendant quatre-vingt-six ans, il n'a pas mangé de viande. Pendant quatre-vingt-six ans, il n’a pas vu de femme. Pendant vingt-cinq ans, il n’a pas lavé son assiette. Il était en parfaite santé, c’était un homme intelligent et bon.





Ayant atteint l'âge de cent trois ans, il montait encore sur le toit de sa cellule pour en fixer les tuiles. «La Vierge Marie m’envoie tout ce que je veux» disait-il. «J'ai l'icône de la Panagia Oikonomissa, et Sa Sainteté prend soin de moi ... Là-même, tout à l'heure je voulais de l'eau et vous êtes venus pour m’en apporter».



Un jour, deux jeunes amis qui venaient de se marier sont venus d'Athènes et m’ont demandé s’il y avait encore des pères spirituels (Gérontes) au Mont Athos, comme ceux dont on parle dans les livres du Gerontikon et de la Philocalie. Il en existe, ai-je dit, et je les ai emmenés voir un Geronta, le moine Joseph le Chypriote. Il avait alors cent cinq ans. Il était couché en train de faire une prière. «Ces personnes, ai-je dit, sont d'Athènes et sont venues pour obtenir votre bénédiction ». J'ai vu qu'il n'avait pas envie de converser. Après avoir échangé deux trois mots, il nous a fait signe de nous en aller. En sortant les deux hommes ont dit au Geronta: «Geronta, nous avons beaucoup de problèmes, s'il vous plaît priez pour nous». «Je vais prier, a-t-il répondu, mais je veux de l'argent pour prier pour vous». En entendant ces mots je me me suis senti terriblement honteux, j'étais perdu, je ne savais pas quoi dire. J'ai tenté de justifier sa réaction. Je me demandais pourquoi il avait fait cela. Ils sont allés voir un saint homme et il leur a demandé de l'argent afin de prier pour eux? Cet homme, qui connaissait à peine la valeur de l'argent et qui ne lui a jamais accordé beaucoup d'importance?

Les deux hommes sont partis et je me sentais très triste de ce qui s'était passé. Le lendemain je suis allé le voir et il m'a dit: «Père Moïse, nous n’avons pas récolté beaucoup de vertu ensemble. N'emmène pas me voir des gens pour qu'ils m'honorent. J'ai demandé à Dieu de me faire honneur dans la prochaine vie, pas dans cette présente fausse vie». J'ai été tout surpris. Il s'était donc rabaissé devant ses hôtes en demandant de l'argent qu’il n'avait jamais possédé ni jamais aimé, il m'avait fait honte. Comment oserai-je désormais lui amener des gens ? Il avait volontairement détérioré son image de grand ascète. Il avait détruit sa façade. Lequel d'entre nous peut faire une chose pareille? Il était vraiment humble. Par delà le scandale. Il  ne se souciait que de ce que Dieu pouvait dire à son sujet, pas des gens. Quand j'ai dit cela plus tard à ces amis, ils sont restés sans voix.






(From the book «The talking silence» by Monk Moses of Mount Athos.
Translated from Greek by noctoc 

version française par Maxime le minime)
Read More!

Le Monastère de Saint Panteleimon à Myrtou (Kyrenia) en territoire occupé


Le village de Myrtou de la province de Kyrenia est situé à 28 km au sud de la ville de Kyrenia. Le village est célèbre pour le monastère de Saint Panteleimon le Guérisseur où chaque année le 27 Juillet, il était visité par des milliers de pèlerins venus de tous les coins de Chypre. Jusqu'en 1917, le monastère fut le siège de l'évêque de Kyrenia. Le monastère a été fondé vers 1735 date à laquelle il a été visité par le moine voyageur russe Vassili Barski. L'abbatiale a deux ailes voûtées, mais elle n'a plus de fresques malheureusement car elles ont été détruites en 1821.


Le clocher est massif et imposant, tandis que l’iconostase dorée de l'église qui a été a été faite en 1743 était ornée d'icônes byzantines. De ces icônes se distinguaient deux icônes de Saint-Panteleimon, une qui était recouverte d’argent et qui était toujours remplie d’ex-votos à Saint Panteleimon, et l'autre qui représentait Saint Panteleimon avec l'évêque de Kyrenia Chrysanthos agenouillé à sa gauche. Grâce à cette icône, nous trouvons des renseignements sur la rénovation de l'Église qui a été faite en 1770.



Saint Panteleimon le guérisseur est né à Nicomédie, en Asie Mineure, d'un père païen et d’une mère chrétienne. Il tenait sa foi en Christ de sa mère et a été baptisé par le prêtre Ermolaos de Nicomédie. Il a appris la médecine et guérit tous les malades qui ne venaient lui demander de l'aide sans demander d'argent. La guérison d'un aveugle qu’il avait effectuée fut la cause de son arrestation et de son martyre, mais il ne perdit pas sa foi en dépit de tout cela. Il fut décapité en 305.



Au 5e siècle deux moines venus d'Asie Mineure sont arrivés dans le village de Myrtou en tenant une icône de Saint-Panteleimon, dans laquelle se trouvait cachée la relique d’un doigt du Saint. L’icône et cette petite relique de Saint Panteleimon ont été la cause de nombreux miracles accomplis pour les fidèles de la région, qui en signe de dévotion, ont construit d'abord une église puis un monastère en son honneur.
Au cours de la période turque, le monastère a été rénové par l'évêque de Kyrenia. Le monastère est devenu un complexe de deux étages au sud et à l'ouest, avec des arcs en continu sur les deux étages, qui répondait aux besoins des moines et l'évêché de Kyrenia était situé dans le monastère.



Au début du siècle, le monastère abritait 10 moines, le dernier d'entre eux étant Sofronios moine Michailidis, décédé à Myrtou le 27 Juillet 1976, le jour de la fête de Saint Panteleimon.
Au cours du 19e siècle, une école grecque était en fonctionnement dans le monastère. En 1878 une école primaire avait été fondée dans le monastère qui a fonctionné jusqu'en 1920, lorsque l'évêque Chrysanthos a créé une école normale.
Une tradition locale raconte que lors du passage du village de Saint Panteleimon à Myrtou sur son cheval, il est arrivé dans un endroit ombragée de grands acacias. Il s'est arrêté là pour se reposer et chercher un peu d'eau pour boire, mais l'endroit n’avait pas d'eau. Frustré, il est remonté à cheval et s’apprêtait à repartir. Mais au moment où le cheval levait la patte de l'eau commença à couler d’une source qui apparut sous l’empreinte du pied du cheval. Le Saint est descendu et, après qu'il eut prié Dieu, il but l'eau fraîche. Le site existe jusqu'à ce jour avec l'empreinte du cheval et la source qui en a jailli.



Bien que le monastère ait toujours été petit, les miracles de Saint-Panteleimon ont agi comme des aimants pour des centaines de fidèles en provenance de Chypre et de la région environnante, surtout d’Asie Mineure. Pour cette raison, les offrandes faites au saint étaient nombreuses et d'importance.



Après l'invasion turque de Chypre en 1974, les Turcs ont utilisé le village de Myrtou comme base militaire et le monastère de Saint-Panteleimon a été transformé en caserne militaire pour les occupants turcs. Outre la profanation du lieu saint, outre le vol et la destruction des icônes, des croix, des veilleuses, des Évangiles et d’autres éléments de l’église, les Turcs ont ravagé les bâtiments du monastère qui a été abandonné par l'armée turque il y a quelques années quand il menaçait d'effondrement. Aujourd'hui, le monastère de Saint-Panteleimon est menacé de ruine alors qu'il était en excellent état avant 1974.
Read More!

NEWS

Bruxelles réclame à la Turquie des progrès sur la liberté d ...
Le Monde
M. Rehn recommande néanmoins, contre l'avis de Chypre, de ne pas alourdir les sanctions déjà prises en décembre 2006, lorsque les Vingt-Sept avaient décidé ...

L'Arménie dans le piège turc
Chrétienté.info
A "un accord analogue avait été signé il ya exactement 50 ans, à Zurich, entre la Turquie et la Grèce, qui était supposé régler le problème de Chypre..

Dacic et Luka : Chypre s'engage en faveur d'une intégration rapide ...
Radio Srbija
Chypre soutient la Serbie dans ses efforts à devenir au plus vite membre égal en droits de l'UE, a fait ressortir le ministre chypriote de la Justice, ...
Read More!

SAINT POLYDORE Le néo-martyr chypriote






Son nom n’est pas connu par beaucoup. Et pourtant il est  un véritable joyau de l'histoire récente de Chypre, une figure héroïque et un nouveau martyr de l'Église orthodoxe. Polydore est né à Nicosie, un peu après le milieu du 18e siècle. Il a été pendu à La Nouvelle Éphèse (Yeni Kusandasi) le 3 Septembre 1794.

C’étaient des années difficiles. Des années d'obscurité. Des années de dur esclavage. Malgré cela, ses parents Hadjiloukas  et Lourdanou, qui respectaient Dieu et étaient de pieuses personnes ont veillé à donner à leur enfant une éducation chrétienne et l’ont l'envoyé étudier la théologie. Quand Polydore a grandi, il s’est montré naturellement intelligent et créatif, et c’est ainsi qu’il s'est engagé dans une activité de commerce. Pour son travail, il eut à voyager dans diverses parties du monde, notamment en Égypte. Pendant un temps, il a suivi les conseils de ses parents, et a pris soin de savoir avec qui il pouvait se lier car leurs voix résonnaient en permanence dans ses oreilles le retenant de se trouver en mauvaise compagnie.

Cependant avec le temps, son attention s’est affaiblie. Au cours de l'un de ses voyages dans le pays du Nil, il fit la connaissance d’un riche renégat de Zakynthos et rentra à  son service. Dans cet emploi, il était en relations avec toutes sortes  d'hommes de son âge. Ce  que nous appellerions aujourd'hui des marginaux, le type d'hommes qui n'avaient pas de barrières morales. Rapidement à leur contact, Polydore commença une vie nocturne, à boire et se saouler, à jouer aux cartes et passer toute la nuit jusqu'à l'aube dans divers lieux de débauche.
Dans l'un de ces lieux, un soir qu’il était complètement ivre, il décida de changer de religion et devint Musulman. Sa nouvelle religion ne lui offrit cependant aucune joie et ne lui procura pas la moindre satisfaction. Malgré l'argent qu'il gagnait, la position et la grandeur que sa nouvelle vie lui assurait, il ne parvenait pas à trouver  le moindre bonheur dans sa vie. Bien au contraire, la culpabilité, qui commença à naître en lui, alla croissant de jour en jour ne lui laissant aucun répit. Sa conscience le taraudait sans merci, elle était comme un fouet qui le frappait sans pitié .Un soir qu'il était dans une telle agitation mentale, il se souvint avec une douce nostalgie de sa maison et de ses parents. Ceux-ci étaient illettrés, mais ils avaient l'éducation de la foi et de la vertu. Le soir avant d'aller de se coucher, tout le monde s’agenouillait devant l'icône de la Vierge Marie et la priait de bien prendre soin d’eux et de les protéger des Turcs. Maintenant, c’était devant la religion de ces mêmes Turcs qu'il se prosternait. Puis il se rappela les conseils de sa douce maman. Elle lui disait les mots suivants, chaque  fois qu'il avait fait quelque chose qu'il n'aurait pas dû faire et se sentait mal à l'aise et malheureux de l’avoir fait. "Mon enfant, lui disait-elle, la seule chose qui soulage et donne la paix à une mauvaise conscience c’est la pénitence et la confession". Ce souvenir lui redonna quelque force d'une certaine manière, mais le poussa également, à quitter l'Égypte sans aucun retard ni report et aller à Beyrouth.

Quand il y arriva, dans un grand tourment, il courut à la rencontre de l'évêque orthodoxe local. Quand il l'eut trouvé, profondément abattu, il s'effondra à ses pieds et lui demanda d'accepter sa confession. Il lui raconta tout. Il n’omit rien. L’évêque qui était un pasteur dévoué, l'écouta avec compassion et des larmes d’affection. A la fin, après lui avoir donné quelque réconfort qui lui redonna des forces, l'évêque lui recommanda pour sa sécurité et afin de trouver la paix de recourir à un monastère. Polydore écouta avec attention. Il remercia le bon père spirituel, le quitta et s’empressa de suivre son conseil. Il s’installa dans un monastère, mais  seulement  pour une courte période. Craignant de compromettre son père spirituel, il partit assez tôt. Il voyagea en divers endroits et parvint à l'île de Chios. Là il rendit visite à un autre père spirituel et une fois encore avec la douleur au cœur, il se confessa et lui  demanda  la grâce d’être à nouveau agrégé à l'Église orthodoxe. Le père spirituel  accepta sa repentance. Il lut la prière du pardon, l’oignit de myrrhe sainte et lui donna la communion. Après son rétablissement dans le giron de l'Église, Polydore partit pour la ville de La Nouvelle Éphèse en Asie Mineure.

 Son désir de remédier réellement à son péché, ne le laissait pas en paix. Une pensée tournait en permanence dans sa tête : rendre visite aux autorités turques et déclarer avec franchise, en face d'eux, sa foi au Christ et sa consécration à sa sainte volonté. Un jour donc, il se présenta devant le Mufti (juge et religieux musulman) et sans crainte lui demanda. «Dites-moi Maître, est-il légal et juste de donner en retour quelque chose de faux qui m'a été donné il ya quelque temps avec fraude?" Le mufti répondit par l'affirmative. «Oui, lui dit-il, c’est légal". Puis Polydore ajouté "Je vous demanderai de me donner ce décret par écrit». Le mufti écrivit sa décision et la lui tendit. Dès que Polydore prit le décret (la fatwa) dans sa main, sans perdre de temps, il courut voir le juge de la religion musulmane (le cadi) et en montrant le décret du mufti, il lui dit: "Il y a dix ans, j'ai été trompé et on m'a fait renier ma foi. J'ai jeté l'or que j’avais pour de la boue. Maintenant, je le regrette. Je suis désolé de ce que j'ai fait ; je suis affligé et je pleure. Prenez la boue et je vais reprendre mon or. J'étais chrétien ! Je resterai chrétien! Et je suis prêt à mourir en chrétien! "
Après avoir entendu les paroles du confesseur, le cadi eut de la peine à contenir sa colère. Il essaya pourtant de poursuivre la conversation. Il commença avec des flatteries. Il poursuivit par des promesses. Il  essaya de faire changer d'avis Polydore en lui promettant de l'argent, des postes et des honneurs ... et conclut: «Auparavant tu étais chrétien. Maintenant, toutefois tu es musulman". "Non, non!" Polydore protesta énergiquement: «Je suis chrétien et je mourrai chrétien».


Tous les saints de l'Église de Chypre

 Le cadi ne se laissa pas désarçonner. Il continua à faire des promesses. De séduisantes promesses. D'improbables promesses. Mais en vain. Enfin, quand il fut convaincu que ses efforts seraient sans effet, il commanda que Polydore fût saisi et mis en prison, où on  commença les tortures sanas tarder. Toute la nuit, les bourreaux torturèrent le martyr. Compter les différentes sortes de tortures qui furent infligées à Polydore est impossible. Nous n’en dirons pas davantage. Le lendemain défiguré par les sévices de toute la nuit et le corps brisé par les coups cruels, Polydore fut conduit devant un conseil composé de nobles turcs. Polydore, pour la deuxième fois avec une droiture admirable proclama sa foi au Christ et sa décision irrévocable de mourir pour elle. A toutes les menaces et les pressions qu’ils exerçaient contre lui, son unique réponse fut: «Je suis chrétien! Je resterai chrétien! Et je mourrai chrétien». Son insistance inflexible provoqua une telle colère chez tous les membres du Conseil, que dans leur impuissance, afin de trouver une sortie dans l'impasse, ils ordonnèrent de jeter le Saint à nouveau en prison où les tortures reprirent aussitôt. Les bourreaux avec une fureur sans frein saisirent à nouveau la victime et la jetèrent dans une obscure cellule. Avec une passion cannibale, de funeste mémoire, persistant même à notre époque, ils commencèrent leur œuvre macabre. Ils  ligotèrent les mains et les jambes du martyr de sorte qu’il lui fût impossible de se déplacer et avec des fouets ils le frappèrent constamment, partout. Le corps du saint n’était  plus qu’une immense plaie dont le sang coulait à flots. Après cela, ils lui mirent des fers rouges et des briques brûlantes sur les épaules et sous les aisselles. Et pendant que les uns lui inséraient une tige de fer dans le pénis, les autres mettaient sur sa tête un pot brûlant en guise de couvre-chef. Nous ne mentionnerons pas les autres tortures car cela deviendrait vraiment insoutenable autant  pour celui qui écrit que pour le lecteur. Nous n'ajouterons que cela : l’héroïque martyr endura tout avec un courage et une constance uniques. Il les endura en s’en détachant par la force de sa foi : «Seigneur pardonne-moi''. Il avait déjà décidé sa mort ainsi la douleur ne lui faisait pas peur Il passa toue la nuit dans le martyre. Au matin, quelques bourreaux saisirent le martyr et le conduisirent en l’accablant d'injures et de cris sur la place en face du juge, qui attendait assis sur une haute plate-forme entouré de nombreux notables ottomans. Un peu en-dessous avaient été installées des potences. Le martyr regarda d'abord la potence, puis le juge. A la vue de la première il se sentit réconforté tandis qu’il ressentit du dégoût en regardant le second. "Hé! Qu’est-ce que tu en dis? », cria le juge, avec un rire sardonique. As-tu maintenant un peu de plomb dans la cervelle ou persistes-tu dans tes convictions ?''.– " J'ai perdu la tête uniquement lorsque j'ai été étranger à moi-même et que j’ai échangé ma foi avec la vôtre. C’est folie que de jeter de l'or, pour ramasser de la boue. Maintenant, j'ai retrouvé toute ma raison. Maintenant que je suis revenu au Christ ». En écoutant les paroles du martyr, le juge perdit patience et cria : «Pendez-ce gavour (porc d’infidèle) pour que nous puissions en finir avec lui .Pendez-le, son esprit ne change pas». Les bourreaux conduisirent Polydore à la potence. Alors il s'approcha d'eux d’un pas déterminé, il embrassa la corde avec respect, fit son signe de croix avec dévotion et accepta sereinement que son bourreau lui passe  la corde au cou. Le bourreau tira la corde et le corps fut soulevé dans les airs tandis que l'âme du  sainte s'envola dans le bleu chaos du ciel. Le cadavre du Saint est resté sur le gibet trois jours entiers. Les Turcs ont ensuite ordonné aux chrétiens de l’emporter et de l'enterrer. De bonnes âmes, des chrétiens et paradoxalement quelques musulmans ont descendu le corps du Saint de la potence, l’ont lavé avec de l'eau pure et l'ont enseveli près du cimetière arménien avec des larmes d'admiration et d’amour. Aujourd’hui son crâne est conservé dans l'église Sainte-Catherine de  Plaka, à Athènes.




(version française de Maxime le minime d'ap. le texte de noctoc)
Read More!

NEWS

Importants remous au sein des Églises orthodoxes à propos de la prochaine réunion de la commission internationale mixte de dialogue à Chypre

PopeBenedictPatriarchBartholomewRome
Extraits de la traduction de la «Confession de foi contre l'œcuménisme»
signée par 8600 signatures dont celles de six métropolites et évêques grecs, serbe et bulgare, de cinq higoumènes du Mont-Athos, de trente-six higoumènes d’importants monastères de Grèce, de Chypre, de Serbie et des États-Unis, de professeurs de facultés de théologie (dont l’ex-doyen de la faculté de théologie d’Athènes et le professeur de patristique de la faculté de théologie de Thessalonique), de cinq cent trente clercs, moines et moniales de Grèce, du Mont-Athos, de Serbie, de Roumanie, de Palestine et de divers autres pays, et de plusieurs milliers de laïcs de différentes origines. Fait nouveau, ce document n’émane pas de groupes extrémistes non canoniques (habituellement qualifiés de «zélotes», au premier rang desquels se trouvent les «vieux-calendaristes»), mais est promu et approuvé par des personnalités connues et des fidèles rattachés canoniquement à l’Église orthodoxe.
"1. Nous gardons intact et inaltéré tout ce que les conciles et les Pères ont institué. Nous acceptons tout ce qu’il sont accepté et condamnons tout ce qu’ils ont condamné ; en conséquence, nous évitons toute relation avec ceux qui innovent en matière de foi...
2. Nous proclamons que le papisme  est une matrice d’hérésies et d’erreurs....
3. La même chose est vraie, à un plus haut degré, pour le protestantisme qui, comme enfant du papisme, a hérité de beaucoup d’hérésies, et en a ajouté de nombreuses autres...
4. Le seul moyen de rétablir la communion avec les hérétiques est le rejet par eux de l’erreur, et leur repentir, afin que puisse se produire une union et une paix véritables : l’union avec la vérité et non avec l’hérésie. ...
etc."
Read More!

NEWS

 

 La ligne verte de Chypre est le dernier mur physique d'Europe.
 Elle divise depuis plus de 30 ans les communautés grecque et turque de l'île.





Première visite à Istanbul du nouveau premier ministre grec
Le Monde
"Nous devons libérer Chypre de ses murs, qui n'ont plus leur place dans l'Union européenne", at-il déclaré. Le premier ministre grec a également réaffirmé ...

Chypre satisfaite des déclarations Papandréou
ANA
Le gouvernement chypriote a salué samedi les déclarations du premier ministre grec, Georges Papandréou, la veille à Istanbul, à l'issue de sa rencontre avec ...

Read More!

Monastère St SPYRIDON de Tremetousia dans la zone occupée de la province de Larnaca

 



Saint Spyridon, le saint patron de Corfou, est né vers l’an 270 dans le village d’Assia dans le district de Famagouste à Chypre. Ses parents étaient de pauvres bergers, il ne put donc recevoir beaucoup d'instruction. Toutefois, il fit en sorte d'apprendre ce que Dieu demande à une personne et ce que devrait faire l'homme pour sauver son âme. Chaque dimanche, il allait à l'église à la Divine Liturgie, il priait Dieu et aidait ceux qui avaient besoin de lui. Devenu grand, il épousa une femme vertueuse, eut des enfants, et quand il eut soudainement perdu sa femme encore jeune, il fut ordonné prêtre.
Il fut toujours contre l'amour de l'argent, il était sage, tranquille, calme et accueillant. Il avait la grâce divine en lui et fait beaucoup de miracles. Il guérissait les différentes maladies, donnait la vue aux aveugles et délivrait les gens des esprits mauvais. Plus tard, lorsque le trône épiscopal de Tremithus (Trimythus) est devenu vacant, et à la demande de la population, Spyridon devint évêque de Tremithus.
Après sa mort, le 12 Décembre 348 AD, une église a été construite en son honneur dans Tremithus, la ville où il a vécu et a guidé le peuple de Dieu pendant de nombreuses années. Tremithus était le nom du village actuel de Tremetousia dans la zone occupée de la province de Larnaca, à Chypre. Avec le temps, une communauté monastique s'est développée autour de l'église, mais malheureusement l'histoire des débuts du monastère est inconnue. Le Russe Vassili Barski moine voyageur qui a visité le monastère en 1735, parle «d'une magnifique église en pierre, pas petite, un abbé et un hiéromoine y étaient attachés et ils avaient commencé à accueillir des moines, ainsi fut créé le monastère. "
Le monastère se compose de cinq salles d'un côté et trois de l'autre. La première, exposée plein sud, a été le monastère principal, la seconde au nord, servait d'écurie et de grange. Le monastère est une structure à deux ailes. Selon une inscription figurant au milieu des trois arcs qui relient les deux nefs de l'église, l'église du monastère a été construite sur les ruines d'une église paléochrétienne. L'église a été rénovée avec l'aide de tous les chrétiens de Chypre sous l'archevêque Filotheos, en 1738. Elle avait une importante iconostase avec des icônes datant du 16ème siècle, qui ont été enlevés par les Turcs, après leur invasion de l'île en 1974.
Le monastère a également fonctionné comme un centre d'art byzantin et post-byzantin dans lequel des manuscrits anciens et rares ont été soigneusement conservés. Après l'invasion turque de 1974, plus de 150 icônes byzantines ont disparu, avec des manuscrits inestimables.

Avant l'invasion turque, des milliers de pèlerins avaient l’habitude de se rendre au monastère où une grande fête avait lieu, chaque année le jour de la fête du saint, le 12 Décembre. Aujourd'hui, le monastère de Saint-Spyridon dans la partie occupée Tremetousia a été transformé en caserne de l'armée turque et pour cette raison, il n'y a aucune photo récente du monastère, car c’est devenu un espace militaire.Saint Spyridon, le saint patron de Corfou, est né vers l’an 270 dans le village d’Assia dans le district de Famagouste à Chypre. Ses parents étaient de pauvres bergers, il ne put donc recevoir beaucoup d'instruction. Toutefois, il fit en sorte d'apprendre ce que Dieu demande à une personne et ce que devrait faire l'homme pour sauver son âme. Chaque dimanche, il allait à l'église à la Divine Liturgie, il priait Dieu et aidait ceux qui avaient besoin de lui. Devenu grand, il épousa une femme vertueuse, eut des enfants, et quand il eut soudainement perdu sa femme encore jeune, il fut ordonné prêtre.
Il fut toujours contre l'amour de l'argent, il était sage, tranquille, calme et accueillant. Il avait la grâce divine en lui et fait beaucoup de miracles. Il guérissait les différentes maladies, donnait la vue aux aveugles et délivrait les gens des esprits mauvais. Plus tard, lorsque le trône épiscopal de Tremithus (Trimythus) est devenu vacant, et à la demande de la population, Spyridon devint évêque de Tremithus.
Après sa mort, le 12 Décembre 348 AD, une église a été construite en son honneur dans Tremithus, la ville où il a vécu et a guidé le peuple de Dieu pendant de nombreuses années. Tremithus était le nom du village actuel de Tremetousia dans la zone occupée de la province de Larnaca, à Chypre. Avec le temps, une communauté monastique s'est développée autour de l'église, mais malheureusement l'histoire des débuts du monastère est inconnue. Le Russe Vassili Barski moine voyageur qui a visité le monastère en 1735, parle «d'une magnifique église en pierre, pas petite, (qu ') un abbé et un hiéromoine y étaient attachés et qu’ils avaient commencé à accueillir des moines,ainsi fut créé le monastère. "
Le monastère se compose de cinq salles d'un côté et trois de l'autre. La première, exposée plein sud, a été le monastère principal, la seconde au nord, servait d'écurie et de grange. Le monastère est une structure à deux ailes. Selon une inscription figurant au milieu des trois arcs qui relient les deux nefs de l'église, l'église du monastère a été construite sur les ruines d'une église paléochrétienne. L'église a été rénovée avec l'aide de tous les chrétiens de Chypre sous l'archevêque Filotheos, en 1738. Elle avait une importante iconostase avec des icônes datant du 16ème siècle, qui ont été enlevés par les Turcs, après leur invasion de l'île en 1974.
Le monastère a également fonctionné comme un centre d'art byzantin et post-byzantin dans lequel des manuscrits anciens et rares ont été soigneusement conservés. Après l'invasion turque de 1974, plus de 150 icônes byzantines ont disparu, avec des manuscrits inestimables.
Avant l'invasion turque, des milliers de pèlerins avaient l’habitude de se rendre au monastère où une grande fête avait lieu, chaque année le jour de la fête du saint, le 12 Décembre. Aujourd'hui, le monastère de Saint-Spyridon dans la partie occupée Tremetousia a été transformé en caserne de l'armée turque et pour cette raison, il n'y a aucune photo récente du monastère, car c’est devenu un espace militaire.


Read More!

NEWS


Le Premier ministre grec appelle la Turquie à résoudre la question ...
Quotidien du Peuple
Le Premier ministre grec George Papandréou a appelé vendredi à Istanbul la Turquie à résoudre la question de Chypre. M. Papandréou, en visite à Istanbul ...

Bruxelles nomme un émissaire, l'Autrichien Maurer
Romandie.com
La Commission européenne a annoncé vendredi avoir nommé un émissaire, l'Autrichien Leopold Maurer, à Chypre. Des pourparlers sont en cours pour mettre fin à ...

Le président du LAOS en visite à Chypre
ANA
Le président du LAOS, Georges Karadzaferis est arrivé vendredi tard dans l'après-midi àChypre pour des contacts avec des personnalités politiques. ...

Visite du Président Guéorgui Parvanov à Chypre
BNR - Radio Bulgarie
Le Président de la république Guéorgui Parvanov est arrivé en visite officielle à Chypre sur invitation de son homologue chypriote Dimitrios Chrtistofias. .
Read More!

Le monastère de ST ANASTASE au village de PERISTERONOPIGI (Famagusta) en territoire occupé par les Turcs

 


Le village de Peristeronopigi occupé par la Turquie a été édifié dans la plaine de la Mesaoria à 23 kilomètres au nord de la ville de Famagouste.




Saint Anastase vivait dans cette région et il est considéré comme le gardien du village. Saint Anastase a été l'un des 300 saints Alamans qui vinrent de Palestine à Chypre au cours du 12ème siècle. Le Saint vivait dans une grotte à l'extrémité nord du village de Peristeronopigi. Cette grotte est à l’origine du début de la vénération du saint de son vivant. Après sa mort, au cours du 15ème siècle une église a été construite en son honneur, qui, avec la création de cellules pour les moines, est devenue le cœur d’un monastère.






On entre dans l'église en descendant neuf marches et alors on peut voir une grotte creusée dans la roche, qui est enduite à la chaux et conservée en l’état jusqu'à présent. C'est un lieu étroit et recouvert d’un toit en voûte, soutenu en son milieu par une colonne de deux mètres de hauteur. La colonne a été posée sur la base d’une colonne corinthienne sur laquelle se sont appuyés les pieds des malades qui ont embrassé la colonne et tourné trois fois autour d'elle afin de guérir de leurs douleurs et névralgies.



Sur le côté sud de la grotte, sous une dalle de pierre a été découvert le tombeau de saint Anastase. Avant l'invasion turque, une icône du Saint avait été placée sur la dalle de pierre, avec les outils en bois qu’il utilisait pour le tissage des sacs. Ces outils sont censés avoir des propriétés thérapeutiques et ils étaient frottés sur la partie douloureuse du corps par ceux qui demandaient le secours du Saint pour guérir de leurs maux. La grotte, l'église et les cellules ont été encloses dans un grand espace carré dans lequel on pouvait voir des colonnes, des têtes d'animaux, des colonnes vertèbrales et une urne de pierre.



Une inscription dans l'Eglise montre que, par les soins de l'intendant du Monastère Leontios, et de l'iconographe et décorateur Filarete, l'église avait été pourvue d'une magnifique iconostase, et de diverses icônes sur les murs et les bancs. Après la mort de Leontios le gardien, en 1800, le monastère était occupé par un troupeau de moutons, chèvres, béliers, etc En 1875, le monastère de Saint Anastase ouvrit une école grecque, alors que jusque-là les enfants du village de Peristeronopigi allaient à l'école du village de Lefkoniko.




Au cours de la fête de la mémoire de Saint Anastase, le 17 Septembre, de nombreux pèlerins habitant les villages de la plaine de la Mesaoria et les villages de montagne des régions de Pitsilia et Marathasa déferlaient sur le village de Peristeronopigi pour honorer le saint.




En 1953, une nouvelle église, grande et resplendissante dédiée à Saint Anastase a été construite à côté de l'église médiévale du monastère.


Avec l'invasion turque de Chypre en 1974, les deux églises du monastère de Saint Anastase ont été profanées et pillées. Récemment, les portes volées du sanctuaire de l'ancienne église du monastère de Saint Anastase ont été découverts au Japon au Kanazawa College of Art. Aujourd'hui, le monastère d'Agios Anastase a été transformé en bergerie.



Read More!

LA COMMUNAUTE CHYPRIOTE DE FRANCE LANCE UN APPEL

LA COMMUNAUTE CHYPRIOTE DE FRANCE LANCE UN APPEL
NON A l'illumination de la Tour Eiffel aux couleurs de la Turquie








Dans le cadre de « la saison de la Turquie en France », organisée par le Ministère de la Culture et de la Communication, il est prévu que la Tour Eiffel soit illuminée aux couleurs de la Turquie du 8 au 29 octobre.


C’EST INACCEPTABLE ! 

En effet, les turcs ont envahi CHYPRE en juillet 1974 et occupent, depuis, plus de 36% du territoire; ils ont commis des crimes contre l’humanité, qu’ils continuent de nier alors que les preuves s’accumulent; par ailleurs, la République de Chypre, c’est-à-dire l’île dans sa totalité est entrée dans l’Union Européenne le 1er mai 2004; il est donc indéniable, qu’ ACTUELLEMENT LA TURQUIE OCCUPE L’UNION EUROPEENNE avec plusieurs dizaines de milliers de soldats).

Le maintien de l’illumination de la Tour Eiffel, symbole de Paris et de la France, soulève l’incompréhension, la colère, la révolte. 


LA COMMUNAUTE CHYPRIOTE DE FRANCE LANCE UN APPEL SOLENNEL A MONSIEUR LE MINISTRE DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION, AFIN QU’IL ANNULE L’ILLUMINATION DE LA TOUR EIFFEL AUX COULEURS DE LA TURQUIE et demande aux intellectuels, aux personnalités politiques et à chaque citoyen européen, de la soutenir dans cette démarche afin d’ EMPECHER UNE MANIFESTATION SCANDALEUSE.


Des milliers de personnes ont déjà protesté; si vous souhaitez les rejoindre,

adressez le coupon ci-dessous à : Monsieur le Ministre de la Culture et de la Communication, Ministère de la Culture et de la Communication, 3 rue de Valois 75033 PARIS cedex 01 ou faxez ce tract au ministère au 01 40 15 85 30 

Monsieur le Ministre,
Je soussigné(e) …………………………………………, vous demande avec gravité d’annuler l’illumination de la Tour Eiffel aux couleurs de la Turquie prévue du 8 au 29 octobre : la Turquie occupe militairement l’Union Européenne puisqu’elle occupe la République de Chypre, membre de l’Union Européenne.
Read More!

NEWS


3 octobre 1955, Harding gouverneur militaire à Chypre
Info-Grèce.com
Le 3 octobre 1955, Eden, Premier ministre du Royaume-Uni, envoie à Chypre, colonie britannique, un gouverneur militaire, est Allan Harding, réputé à poigne. ...
UE: Ankara s'impatiente face à la lenteur des négociations
Le Monde
"La reconnaissance des Chypriotes grecs n'est pas possible pour nous si la question de Chypre n'est pas résolue", at-il ajouté. L'Union européenne a fixé à ..
Read More!

"Un patrimoine à sauver" un article du site "30 jours" de 2007





Dans l’Église et dans le monde
mensuel international

dirigé par Giulio Andreotti



Extrait du N. 2 - 2007


CHYPRE
REPORTAGE. Les églises byzantines en ruine dans la zone nord de l’île
Un patrimoine à sauver


Voyage au nord de Chypre, parmi les anciennes églises abandonnées qui se trouvent dans un état de dégradation avancée. Un patrimoine de la foi et de l’art qui risque de disparaître pour toujours. Un sujet sur lequel les responsables religieux de l’île ont commencé pour la première fois à dialoguer le 21 février dernier, dans l’espoir d’ouvrir une nouvelle période de détente entre la zone grecque et la zone turque. Cette rencontre a précédé de peu un autre signe important de dégel, la démolition d’une partie du mur qui divise Nicosie


par Giovanni Ricciardi


      C’est au 3 juillet 2006 que remonte la résolution par laquelle le Parlement européen a dénoncé officiellement, pour la première fois, l’état de dégradation du patrimoine artistique et culturel du nord de Chypre, occupé depuis 32 ans par l’armée turque, et les spoliations systématiques dont il est l’objet. Tassos Papadopoulos, le président de la République de Chypre, a voulu rendre personnellement visite à Benoît XVI le 10 novembre dernier et lui présenter un album de photos qui témoigne de la gravité du problème.



Ce qui reste de l’église Saint-Nicolas (XVe siècle) à Trachonas, non loin de Nicosie


      Les images que 30Jours propose ici sont en grande partie inédites. En effet, les habitants gréco-chypriotes de l’île ne sont autorisés que depuis 2003 à traverser la ligne de frontière entre la République de Chypre et la zone soumise au contrôle turc. Depuis lors, les principales institutions culturelles du pays, comme par exemple le musée byzantin de la fondation “Archevêque Makarios III” et le musée du monastère de Kikkos, s’emploient à faire un état des lieux et sont arrivées à constituer un fonds d’archives de presque vingt mille photographies numériques relatives aux cinq cents églises byzantines environ et aux dix sept monastères qui, situés dans le nord de l’ile, couvrent une période allant de la période paléochrétienne à l’âge moderne, en passant par l’époque byzantine, par celle de la domination française (XIe-XIIe siècle) et de la domination vénitienne (XVe-XVIe siècle): un patrimoine artistique d’une valeur exceptionnelle, en grande partie perdu ou dégradé. Ces images montrent l’urgence d’une intervention de sauvegarde, qui préserve l’héritage historique, culturel et religieux de cette région. Ce matériel est devenu accessible grâce à Ioannis Eliades, responsable du musée byzantin de Nicosie, et à Charalampos Chotzakoglou, professeur d’Histoire de l’art byzantin à l’Université d’Athènes, et il a fait l’objet d’une exposition photographique itinérante, qui devrait être présentée dans toutes les capitales de l’Union européenne.
     
      Un peu d’histoire
      Après avoir débarqué dans le nord de l’île, le 20 juillet 1974, les troupes turques arrivèrent rapidement à contrôler un tiers du pays. Quelques années plus tard, en 1983, cette partie de l’île s’autoproclamait “République turque du Nord de Chypre”, une entité qui n’a jamais été légitimée par la communauté internationale et qui n’est reconnue que par Ankara. Aujourd’hui encore, ce territoire, qui a à peine plus de trois mille kilomètres carrés, est surveillé par quarante mille soldats et est divisé du reste de l’île par une longue ligne de fils de fers barbelés – placée sous le contrôle des casques bleus de l’ONU. Ces barbelés divisent désormais physiquement aussi les deux principales ethnies qui ont coexisté dans l’île pendant des siècles: les gréco-chypriotes, de religion orthodoxe (82%, de la population, avec quelques minorités latine, maronite et arménienne), et les turco-chypriotes, musulmans (18%), qui descendent en partie des Ottomans qui ont gouverné Chypre de 1571 à 1878 et en partie des grecs ou des latins qui se sont convertis à l’islam pendant la domination de la Sublime Porte.
      Aux groupes ethniques originaires de Chypre, se sont ajoutés dans les trente dernières années cent soixante mille colons d’Anatolie centrale envoyés par le gouvernement turc. L’arrivée de ces derniers a modifié la composition démographique de la région, mettant en minorité les Turco-chypriotes eux-mêmes, lesquels ont désormais tendance à émigrer aux États-Unis, en Grande-Bretagne et en Australie: une hémorragie qui a fait passer leur nombre de cent trente cinq mille à quatre-vingt mille.
     




La fresque représentant les saints Andronikos et Atanasia dans l’église Saint-Andronikos à Kythrea. Elle est l’une des rares qui soit restée à sa place après le saccage et l’effondrement du toit

      Les premiers pas du dialogue
      Le problème était resté sur le papier jusqu’à la fin des années Quatre-vingt-dix, en dépit des nombreuses résolutions de l’ONU demandant le retrait des troupes turques et la réunification du pays. Mais lorsque la candidature de Chypre à l’Union européenne fut accueillie, en 1999, de longs pourparlers commencèrent sous l’égide de l’ONU pour trouver une solution négociée avant que l’île n’entre de plein droit en Europe. Le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, se chargea de mener les négociations, mais sa proposition finale fut rejetée par le référendum populaire du 24 avril 2004. Ce qui n’empêcha pas l’Union européenne d’accepter, une semaine plus tard, l’entrée de Chypre comme État comprenant aussi le nord de l’île, dans lequel reste encore en suspens l’Acquis communautaire, à savoir l’ensemble de règles et de conventions acceptées par les États membres. Les parties ne se sont engagées à reprendre le dialogue qu’en juillet dernier, mais seulement au niveau technique. Le dialogue politique, lui, a encore des difficultés à décoller.
     
      Deux communautés recommencent à se rencontrer
      Les négociations de l’ONU ont cependant mené à un résultat concret très important, à savoir l’ouverture, en 2003, de certains points de passage entre les deux parties de l’île qui étaient jusque là complètement séparées. Depuis cette date, on a enregistré onze millions de passages. Les deux communautés ont recommencé à se rencontrer. Les échanges commerciaux se multiplient, des journaux bilingues commencent à paraître, la télévision transmet des débats entre les différents responsables politiques et religieux. De nombreux Turco-chypriotes se rendent dans le sud, ils obtiennent le passeport européen et la couverture sanitaire gratuite, qui leur est garantie en tant que citoyens de plein droit de l’Union européenne, ce qui n’est pas le cas des colons turcs. En dépit des nombreux problèmes non résolus et des contentieux ouverts sur la question des propriétés individuelles et des personnes qui ont disparu pendant la guerre et dont on ne sait plus rien depuis 1974, il n’est pas exclu que la coexistence soit désormais possible, dans la perspective encore indéterminée d’une réunification de l’île sous forme fédérale.
      Les Gréco-chypriotes, eux aussi, franchissent souvent les passages. Ils reviennent voir, en un pèlerinage souvent douloureux, les lieux de leur enfance, leur maison natale, l’église de leur village. Le 30 novembre dernier, pour la quatrième fois, ils se sont égaillés par milliers sur la route du sanctuaire Saint-André apôtre, sur la pointe extrême de la péninsule de Karpas, pour vénérer leur protecteur. Saint-André est l’une des très rares églises du nord qui soit encore en fonction et pour lesquelles l’USAID (Agence américaine pour le Développement International) a mis en place un programme de restauration, ce qui n’est pas le cas des autres édifices religieux du nord.
     



Le monastère maronite du prophète Élie à Skylloura, actuellement détruit et utilisé comme abri pour les animaux


      La situation des églises
      Depuis 1974, il n’y a plus dans le nord que quatre ou cinq églises qui soient encore en fonction. Soixante-dix-sept églises ont été transformées en mosquées, après avoir été spoliées de toutes leurs icônes et de leurs ornements sacrés; les autres ont été saccagées ou même détruites, utilisées comme abris pour les animaux, comme remises, garages, dépôts d’armes, morgues, hôtels, galeries d’art, night clubs, à moins qu’elles n’aient été tout simplement abandonnées à leur sort; sans parler des cinquante édifices sacrés dont on ne sait pas encore en quel état ils sont parce qu’ils se trouvent à l’intérieur de zones directement placées sous contrôle militaire, ni d’autres qui ont été démolis. Les nombreux sites archéologiques de cette zone ont subi, eux aussi, des vols et des spoliations. Commencés dès 1974, les vols et la vente de mosaïques, de fresques, de milliers d’icônes sur le marché international clandestin d’œuvres d’art, ont de quoi inquiéter. Il y avait environ vingt mille icônes, et elles ont pratiquement toutes disparu aujourd’hui. Ce phénomène, malheureusement répandu dans de nombreuses régions du Moyen-Orient ravagées par la guerre, est devenu systématique au nord de Chypre depuis 1974, et ses graves conséquences sautent aux yeux.
      L’un des exemples les plus éclatants est celui de l’église de Panagia Kanakaria, dans laquelle se trouvait une œuvre d’art d’une valeur inestimable. Sa mosaïque absidiale, qui remontait à l’époque de Justinien (on la date des années 525-530), figurait parmi les rarissimes images qui aient échappé, dans la Méditerranée orientale, à la furie des iconoclastes; or elle a été retirée de son support et partagée en morceaux en 1979. Elle représentait le Christ dans les bras de la Vierge assise sur un trône, entourée des archanges Michel et Gabriel et de treize médaillons représentant le visage du Christ et des apôtres. On en a retrouvé quatre morceaux en Europe, en 1988. Un marchand d’art turc, Aydin Dikmen, les avait proposés à l’antiquaire américaine Peggy Goldberg, concluant l’affaire pour un million de dollars. L’antiquaire se mit en contact avec Marion True, directrice du musée Paul Getty de Malibù, par l’intermédiaire de l’archiduc Geza de Habsbourg et de sa salle de vente de Genève, pour revendre les mosaïques au prix de vingt millions de dollars. Mais le musée avertit les autorités judiciaires américaines et l’Église chypriote. Aujourd’hui, ces pièces, restituées par la magistrature américaine à leur légitime propriétaire, sont exposées au Musée byzantin de Nicosie. Mais le reste de la mosaïque est introuvable, et il faut espérer que le procédé rudimentaire utilisé pour détacher la mosaïque de la paroi n’a pas détruit une bonne partie de l’œuvre. «L’odyssée des mosaïques de l’église de Kanakaria», écrivait en 1990 le spécialiste d’art byzantin allemand, Klaus Gallas, dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung, à son retour d’un voyage dans le nord de Chypre, «ne représente qu’un seul des milliers d’exemples d’œuvres disparues qui n’ont pu être reconnues comme des œuvres d’art volées qu’en de rares occasions».
      Le fameux monastère byzantin du village de Kalogrea, connu sous le nom d’Antiphonitis, est devenu le symbole de la destruction du patrimoine artistique et ecclésial du nord de Chypre. Ses splendides fresques, qui doivent dater d’une période qui va du XIIe au XVe siècle, ont été découpées en petits morceaux pour être vendues à des collectionneurs privés. L’immense représentation du Second Avènement ou celle, monumentale, de l’Arbre de Jessé ainsi que certaines scènes de la vie de Marie sont désormais définitivement perdues. L’Église de Chypre n’a réussi à en récupérer que quelques fragments, tandis que les autres ont disparu dans des collections privées inconnues. Et lorsqu’ils émergent, ça et là, dans les stocks des salles de vente occidentales, ce n’est que le début de longues batailles juridiques pour essayer de les récupérer et de les restituer à Chypre. Encore faut-il que l’opération réussisse: en effet, en 1995, un tribunal hollandais s’est prononcé contre la restitution de quatre précieuses icônes provenant de l’église d’Antiphonitis. De même, on peut voir au Collège d’Art japonais d’Osaka une porte provenant de l’iconostase de l’église d’Agios Anastasios, à Péristérona, près de la ville de Famagouste: les tentatives pour la rapporter à Chypre ont échoué.




La précieuse fresque du Second Avènement (XVe siècle) du monastère Antiphonitis, dans le village de Kalogrea

      Les trente-huit pièces du XIIIe siècle, volées dans l’église d’Agios Euphemianos, dans le village de Lyssi, ont eu plus de chance: elles ont été vendues à la Fondation Menil du Texas, et elles sont aujourd’hui exposées au musée de la Fondation, à Houston. Les fresques, qui représentent le Christ Pantocrator et la Vierge, ont été recomposées et restaurées et elles devront être restituées à Chypre d’ici 2012 sur la base d’un accord entre l’Église orthodoxe de Chypre et la Fondation américaine. Mais seules de très rares icônes ont pu être récupérées parmi les vingt mille qui ont disparu des églises du nord. Il est néanmoins arrivé que les Turco-chypriotes eux-mêmes aient sauvé et restitué à l’Église orthodoxe de précieuses icônes provenant du nord de l’île.
     
      Le rôle de l’Europe
      Les institutions culturelles du pays essaient actuellement de sensibiliser l’opinion publique européenne, dans l’espoir de trouver rapidement une solution permettant de préserver et de récupérer un patrimoine qui risque d’être définitivement anéanti. On pourrait d’ailleurs faire beaucoup, s’il était possible d’obtenir les autorisations nécessaires pour restaurer les structures architecturales et les fresques qui se trouvent encore sur place et les protéger du risque d’écroulement ou de nouveaux saccages, et si l’on pouvait trouver une solution au contentieux qui voit la Turquie dénier la propriété de ces édifices sacrés à l’Église orthodoxe de Chypre.
      De son côté, l’Europe commence à répondre. Après la résolution du Parlement de Strasbourg de juillet dernier, la Commission européenne a approuvé en décembre dernier le projet d’une catalogation systématique des monuments religieux du nord de Chypre et d’une quantification des dommages provoqués par la guerre et par les saccages, pour procéder à une opération de restauration et de sauvegarde. Et au cours de la récente visite à Chypre du président de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, René Van der Linden, les Chypriotes ont offert à la Commission la base de données déjà réalisée dans les dernières années en demandant à Van der Linden de faire en sorte que les chercheurs obtiennent l’autorisation de visiter les cinquante églises qui se trouvent à l’intérieur des zones militaires du nord; et ils ont précisé qu’outre les orthodoxes. devraient aussi participer à ce projet des représentants de tous les groupes religieux concernés: catholiques latins et maronites, anglicans, protestants, arméniens et juifs, propriétaires de leurs lieux de culte respectifs, pour que chacun puisse contribuer à la restauration et à l’entretien de ces édifices.
     



L’un des trente-cinq fragments des fresques du monastère Antiphonitis (XVe siècle) mis sous séquestre à Munich, restitués aux autorités chypriotes en 1997 et actuellement exposés au musée byzantin de Nicosie


      Une rencontre inattendue
      Il se trouve que la visite de Van der Linden a également contribué à ouvrir un dialogue entre les responsables religieux de l’île. Le 21 février dernier, au Ledra Palace Hotel, siège du commandement ONU qui contrôle la ligne de démarcation entre sud et nord, a eu lieu la première rencontre officielle entre Chrysostomos II, le nouvel archevêque orthodoxe de Chypre, et Ahmed Yonluer, chef religieux des Turco-chypriotes. C’est au président de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe que revient le mérite d’avoir “discrètement” mis au programme de la visite une question aussi délicate que celle des églises du nord, un succès qui n’avait rien de sûr jusque là. L’archevêque a souligné la nécessité de mettre sur pied une opération de restauration à grande échelle. Yonluer a fait montre d’une ouverture prudente, en proposant de commencer par le monastère Saint-André apôtre, et il a demandé en échange que soit permis à un hodja, un religieux musulman, de résider en permanence à l’Hala Sultan Tekke, lieu de pèlerinage populaire parmi les musulmans de Chypre, qui se trouve sur les rives du lac salé de Larnaka, dans le sud du pays. Chrysostomos II s’est déclaré prêt à accepter que le clergé musulman puisse s’installer dans tous les lieux de culte islamique du sud, mais Yonluer a préféré réaffirmer la nécessité d’une politique des petits pas. Quoiqu’il en soit, il s’est agi d’une rencontre cordiale. L’archevêque a déclaré qu’il avait trouvé chez Yonluer «un ami inconnu jusqu’ici», et il a ajouté: «Nous avons tous les deux exprimé notre détermination à travailler pour la restauration et l’entretien des monuments religieux des deux parties de l’île».
      Le chemin qui rapprochera la Turquie de l’Europe ne pourra pas ne pas passer par Chypre, et la question des églises de l’île pourrait même être pour Ankara une occasion de convaincre les pays les plus réticents à son entrée dans l’Union européenne. Il ne s’agit pour personne d’engager une épreuve de force, mais d’ouvrir un dialogue sur des questions concrètes. «Le processus même d’intégration européenne est, par nature, un processus de paix», commente à ce propos l’ambassadrice Erato Kozakou-Marcoullis, directrice des Affaires pour la Question chypriote au ministère des Affaires étrangères de Nicosie: «C’est pour cela», conclut-elle, «qu’en dépit des nombreux problèmes non résolus, je suis optimiste».






© 30Jours dans l’Église et dans le monde. Tous les droits sont réservés.


Read More!